dimanche 20 mai 2018

Le pensionnat des innocentes


Le pensionnat des innocentes
d'Angela Marsons

2004, au cœur du Black Country anglais. En pleine nuit, cinq individus scellent un pacte au-dessus d’une tombe qu’ils viennent de creuser. Dix ans plus tard, Kim Stone, inspectrice au tempérament rebelle et solitaire, se voit confier une nouvelle enquête. Teresa Wyatt, directrice d’école, a été retrouvée noyer dans sa baignoire. Peu de temps avant sa mort, elle s’était intéressée à une fouille archéologique prévue sur les lieux de Crestwood, un foyer d’accueil pour jeunes filles détruit dans un incendie. Bientôt, un autre ex-employé du foyer est retrouvé assassiné. Kim, qui a connu enfant l’assistance publique, fait accélérer les fouilles au mépris des procédures. On découvre bientôt plusieurs squelettes, les restes d’adolescentes oubliées de tous…

Tout d’abord, je tiens à remercier NetGalley et la maison d’édition Belfond Noir pour leur confiance et pour cette magnifique découverte. Le résumé m’avait donné l’eau à la bouche et je suis bien contente d’avoir pu lire ce premier roman, qui est une véritable claque !

Le roman commence sur un simple assassinat dans une baignoire mais, au fil des pages, les morts s’accumulent : de nouveaux meurtres ont lieu, on découvre de nouveaux corps… On ne sait plus où donner la tête ! Malgré tout, l’auteur fait tout cela de manière très crédible. Ces cinq individus, qui détiennent un secret bien enfoui, tombent comme des mouches sans que personne ne se doute de quoi que ce soit. Chaque chapitre nous réserve son lot de révélations et de surprise, ce qui nous donne qu’une seule envie : lire le chapitre suivant !

On assiste à des scènes parfois dures à lire. Les scènes d’autopsie sont très détaillées afin de nous donner un maximum d’informations sur les victimes. On remarque alors que le tueur n’y a pas été de main morte ! Ce que j’ai également bien apprécié, c’est qu’à chaque identification de la victime, on a un petit chapitre où le tueur nous explique comment il l’a tué. Certes, c’est très dure à lire mais on arrive à se glisser en quelque sorte, dans sa peau et son esprit.

Le grand point fort de ce roman est aussi l’héroïne. Kim Stone est une enquêtrice avec un caractère bien trempé ! On peut dire qu’elle ne se laisse pas faire, dit ce qu’elle pense quand elle a envie de le dire et n’hésite pas à enfreindre les règles quand elle sent que son instinct est sur une bonne voie ! Dans certaines situations, son caractère peut déranger mais on apprend petit à petit comment elle est devenue l’enquêtrice qu’elle est aujourd’hui, lui pardonnant en quelque sorte son hostilité envers les autres.

Les autres personnages, bien que secondaires, ont une place tout aussi importante qu’elle dans l’histoire. Sans eux, cette enquête n’avancerait pas du tout. Ça fait toujours plaisir de voir des personnages qui servent à quelque chose, même si on ne les voit pas à chaque chapitre. Je me suis beaucoup attachée à eux, principalement à Bryant qui est en quelque sorte, capable d’apaiser sa chef lorsque ses émotions prennent le dessus. J’ai aussi également apprécié énormément le personnage de Lucy, petite fille handicapée physiquement mais qui fait preuve d’un courage et d’une motivation hors norme !

C’est dans les derniers chapitres que tout se joue. Les principales révélations sont faites à seulement quelques pages de la fin, laissant un suspens insoutenable durant toute la lecture. On découvre enfin qui est le tueur, que je n’avais pas du tout trouvé, et quelles étaient ces raisons de tuer toutes ces personnes. J’aurais simplement aimé qu’on en sache plus de pourquoi il a fait tout cela mais on arrive quand même à trouver des réponses à nos questions. On réalise alors que l’histoire est encore plus tordue que ce qu’on avait imaginé durant toute notre lecture.

Un premier roman bluffant ! Une enquête qui nous révèle de nouvelles choses à chaque chapitre, dont le suspens nous accompagne jusqu’à la fin de notre lecture. Une héroïne antipathique et une équipe de choc qui nous montre à quel point l’être humain peut être horrible avec ces semblables.


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