mardi 29 mai 2018

7 lettres


Une lettre est glissée sur le corps sans vie de Colton Crest. L’assassin offre au meilleur ami de la victime, Eliott, un jeu cruel : un jeu de piste pour lui faire découvrir la raison de l’absence de Colton le mois précédent son décès, et comprendre comment il aurait pu empêcher le funeste destin de son ami. Eliott se lance à la recherche de ces six autres lettres disséminées.

Je tiens tout d’abord à remercier Netgalley ainsi que la maison d’édition Hachette pour leur confiance et l’envoi de ce roman dont le résumé me donnait grandement envie. Malgré de nombreux défauts défauts, ce fût une bonne lecture. 

Une plongée dans l’enfer dès les premières pages
Nous sommes directement dans l’histoire dès les premières lignes puisqu’elle commence avec la découverte du corps de Colton. On découvre alors que l’histoire va se composer de « flash-back » permettant de découvrir ce que faisait l’adolescent avant sa mort et pourquoi il est mort justement, lui qui semblait n’avoir aucune histoire avec personne. Eliott découvre très rapidement la première lettre et la chasse aux indices commence. Chacune de ces mystérieuses lettres vont nous plonger dans le quotidien du jeune mort mais vont également nous révéler des choses dont on n’aurait jamais imaginé l’existence, à tel point que le héros se demande si c’est bien de son ami que l’on parle. Un secret était profondément caché et l’assassin compte bien le déterrer. 

Un rythme plutôt inégal
Lors des découvertes des lettres et des indices qui mènent nos héros vers d’autres pistes, on est happé par l’histoire au point que l’on dévore littéralement les chapitres. Malheureusement, ce rythme intéressant est très souvent coupé par des scènes du quotidien tel qu’un petit-déjeuner en famille ou une journée entre amis. Je dis pas que ça coupe totalement l’histoire mais j’aurais préféré que l’enquête soit encore plus mise en avant puisque c’est ce que nous vend le synopsis. Parfois, il arrive que l’on doive attendre plusieurs chapitres avant de revoir réapparaître le contenu d’une lettre et dans ces moments-là, il est dur de se remémorer ce qu’elles contenaient. 

Des personnages intéressants
On découvre un protagoniste tourmenté depuis le divorce de ses parents dont la mère n’a pas hésité à refaire sa vie, avec un nouveau mari et de nouveaux enfants ; une grande sœur qui doit reprendre le rôle de mère dans une famille qui coule petit à petit ; Lydia, la meilleure amie mais surtout la petite amie du défunt, inconsolable mais prête à découvrir la vérité. Au fur et à mesure des pages, ce trio va devenir de plus en plus important et intéressant. Comme on pouvait le prédire, ils vont devoir surmonter leur peur et mener leur enquête sur la mort de Colton à bout. Les personnages secondaires sont aussi intéressants comme le couple Crest dont la détresse est visible dans le moindre de leurs gestes et paroles. 

Une fin tirée par les cheveux
Je ne vais pas trop en dire pour ne pas spoiler mais je suis déçue de cette fin. Certes, on ne s’y attend vraiment pas mais elle ne convient pas réellement avec l’histoire à mon goût. Elle est un peu sortie de nulle part. De plus, tout se passe beaucoup trop vite : on n’a pas le temps de comprendre que tout est déjà fini. Cette fin retire toute la crédibilité de l’histoire et je trouve que c’est bien dommage. 

7 lettres est une bonne lecture mais qui aurait pu être encore meilleure. On a droit à une enquête très intéressante, menée par un trio de choc que l’on découvre au fil des pages. Malheureusement, les quelques longueurs ainsi que la fin totalement improbable ont quelque peu terni le tableau.

7 lettres  •  Olivia Harvard  •  2018  •  Hachette (Bloom)  •  400 pages

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