samedi 7 octobre 2017

Sublutetia, tome 01 : La révolte de Hutan



La révolte de Hutan
Sublutetia 01
Edition Didier  •  282 pages  •  2011

Avant cette sortie de classe, Keren et Nathan ne se connaissaient pas vraiment. Séparés de leur groupe, ils se retrouvent seuls dans le métro. Perdus puis traqués, ils s'enfoncent dans les profondeurs de Paris, au coeur d'un monde qu'ils n'auraient jamais dû découvrir...

Dès que j’avais lu le résumé, je savais que l’histoire me plairait. Un monde sous la capitale française promet des mystères, des découvertes et des révélations. J’ai découvert un univers très intéressant et agréable à découvrir. L’auteur a réussi à mettre en place quelque chose de complet avec énormément de réponses à une multitude de questions. Il a inventé un monde idéalisé où les différents vices humains ont disparu et laissent place à une fraternité et une entraide plutôt réconfortantes quand on regarde notre monde actuel.

Contrairement au monde de la surface, les habitants utilisent uniquement l’air comprimé pour se déplacer, idée que j’ai trouvé très intéressante et plutôt bien développée dans ce premier tome. Malheureusement, tout cet univers très lourd est décrit à l’aide de descriptions tout aussi lourdes et surtout, très longues (parfois plusieurs pages !). A force de lire tout cela, j’avais de plus en plus de mal à me représenter un univers bien précis. Je remercie d’ailleurs les quelques croquis à la fin du roman, qui m’ont un peu aidé à visualiser tout ça. Certains éléments restent encore inconnus ou incompréhensibles à mes yeux.

Au même instant, il sembla à Keren et Nathan que leur allure s'emballait, comme si le chauffeur s'était endormi sur les commandes. Les murs gris défilaient à toute vitesse ; parfois, l'espace d'un clignement d'yeux, apparaissaient de grandes lettres rouges, si rapidement qu'il était impossible de les déchiffrer.

Ma lecture m’a bien rappelée que c’était un roman « jeunesse ». L’écriture est simple, sans vraiment de fioritures mais cela n’est pas un frein pour la lecture, au contraire. Bien que l’auteur tente de mettre en place du suspens, on sait très bien comment ça va se terminer et souvent, le bonheur est au rendez-vous. A cause des descriptions, le rythme est plutôt lent mais dans les 50 dernières pages, il s’accélère subitement mais tout se passe trop vite : les détails sont presque inexistants et la fin ne présage pas du tout une suite, ce qui est dommage. 

Pour un premier tome, il n’y a pas tant que de personnages en jeu que ça. De plus, en plus de ne pas être vraiment développés, ils présentent tous des caractères communs à la plupart des héros. On retrouve donc Nathan, un jeune garçon qui a perdu son père mais qui va se découvrir courageux, capable de tout pour obtenir les réponses qu’il recherche. On a également une héroïne, Keren, beaucoup moins mise en avant qu’elle est l’unique personnage qui subit une légère évolution. Peureuse au tout début du tome, elle se révèle dans les dernières pages à travers un personnage plus fort et ayant une meilleure confiance en elle.

On a également droit au basique « traître » que l’on découvrira très rapidement. Malgré que ce personnage soit plutôt récurrent dans ce genre de roman, il expose de bonnes raisons, le rendant assez intéressant. Malheureusement, il y a également d’autres personnages comme monsieur Kerizouet que l’on voit très peu alors qu’ils possèdent quand même, une place suffisamment importante pour ne pas être mis de côté comme cela. Malgré un début difficile, ce premier tome été une bonne lecture. L'univers incroyablement détaillé a réussi à atténuer un rythme irrégulier et de trop longues descriptions. Je lirais sûrement la suite un jour.

13 / 20

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