vendredi 29 septembre 2017

Notre-Dame de Paris (une anthologie)


Notre-Dame de Paris 
(une anthologie)
Edition Folio  •  320 pages  •  2017


Dans le Paris du XVème siècle, une jeune et superbe gitane, appelée Esméralda, danse sur le parvis de Notre-Dame. Sa beauté bouleverse l'archidiacre de Notre-Dame, Claude Frollo, qui tente de l'enlever avec l'aide de son sonneur de cloches, le malformé Quasimodo. Esméralda est sauvée par une escouade d'archers, commandée par le capitaine de la garde, Phœbus de Châteaupers.

Les couvertures des nouveaux livres édités de Folio (comme sur la présentation) m’ont totalement tapés dans l’œil dès leur sortie. On m’a très gentiment offert celui-ci et j’étais bien contente. Tout d’abord, il faut savoir que je n’ai pas lu l’œuvre originale. Celle-ci est un recueil des passages les plus importants pour la compréhension de l’histoire. En seulement 274 pages, on arrive à comprendre le principal alors que l’œuvre originelle compte plus de 600 pages. Les passages manquants nous sont vaguement expliqués en début de chapitres mais je dois avouer que certains passages en plus ne m’auraient pas dérangés, au contraire.

Pour un livre ayant bien vécu, l’écriture est très compréhensible et agréable à lire, malgré les longues descriptions caractéristiques de l’auteur qui réussissent à nous faire perdre pied parfois. Il alterne des descriptions avec des scènes d’action, le tout submergé de sentiments humains. En effet, l’amour est le grand pilier de ce roman puisqu’au final, tout tourne autour d’Esméralda : une multitude de prétendants voient le jour, tous aussi différents les uns que les autres. Malgré tout ce bonheur apparent, Hugo nous ramène à la réalité en tourmentant ce tableau si idyllique avec de la jalousie, de la mort ou encore, de la vengeance.

Elle n'était pas grande, mais elle le semblait, tant sa fine taille s'élançait hardiment. Elle était brune, mais on devinait que le jour sa peau devait avoir ce beau reflet doré des Andalouses et des Romaines. Son petit pied aussi été andalou, car il était tout ensemble à l'étroit et à l'aise dans sa gracieuse chaussure.

Je peux littéralement le dire : ce roman prend aux tripes. On passe par une multitude d’émotions : de la joie avec des scènes de retrouvailles, de la peur avec les meurtres. On vit totalement l’histoire, c’est comme si nous étions aux côtés d’Esméralda et de Quasimodo dans ce Paris du XVème siècle, et c’est très agréable. Je n’arrivais pas à me contenter d’un seul chapitre tout en sachant que le prochain pourrait tout chambouler. 

Ce sont le second grand pilier du roman. C’est très rare mais j’ai eu un énorme coup de cœur pour un personnage : celui d’Esméralda. Au final, elle n’avait rien demandé de tout cela. Elle semble ne pas connaître la chance puisqu’elle accusée de crimes qu’elle n’a pas réalisé et est malheureuse en amour. Il semble que tout s’acharne contre elle. Seulement, elle parvient toujours à s’en sortir, accompagnée par son adorable chèvre Djali. Cette jeune femme si fragile a su m’attendrir.

Elle dansait, elle tournait, elle tourbillonnait sur un vieux tapis de Perse, jeté négligemment sous ses pieds ; et chaque fois qu'en tournoyant sa rayonnante figure passait devant vous, ses grands yeux noirs vous jetaient un éclair.

J’ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Quasimodo qui sait que son apparence est une gêne pour la majorité des personnes qu’il côtoie. Il s’excuse même auprès d’eux, d’être aussi laid ! On ressent de la compassion envers lui : tout le monde ne voit que son physique alors qu’il est capable de tout s’il tient à quelqu’un. Le personnage de Frollo, son maître, est une âme tourmentée entre l’amour qu’il ressent et sa promesse faite à Dieu : être chaste. Bien que ce soit un très grand classique, Notre-Dame de Paris est une aventure livresque à tenter. Entre jalousie, amour et vengeance, on découvre des personnages attachants mais également une histoire haute en couleurs, révélant petit à petit ses secrets.

17 / 20

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