mercredi 4 octobre 2017

Les enfants du jazz (choix)


Les enfants du jazz
(choix)
Edition Folio  •  179 pages  •  2009

Ces quelques nouvelles plongent le lecteur dans les années 1920, que les Américains appellent Jazz Age et dont Francis Scott Fitzgerald est un des écrivains les plus représentatifs. Avec son regard tendre et désabusé, il recrée un monde brillant dans lequel ses héros portent tous une fêlure.

En lisant le titre, je m’imaginais déjà des histoires avec, en toile de fond, du jazz et une bonne ambiance, mais pas du tout, j’avais tout faux. Dans cette version abrégée de l’œuvre originale, nous avons droit qu’à 4 nouvelles de l’auteur. Ce format, plutôt court, m’a finalement aidé dans ma lecture puisque je lisais une nouvelle de temps en temps, entre d’autres lectures. Seulement, la nouvelle possède également quelques inconvénients comme, avec sa taille plutôt courte (certaines ne faisaient qu’une dizaine de pages !), on peut remarquer un manque de profondeur dans les personnages et les descriptions ne sont pas aussi développées qu’elles pourraient l’être dans un roman. De ce fait, je ne me sentais pas « absorbée » par ces histoires et c’est dommage.

La seule nouvelle que j’ai vraiment appréciée s’appelle « Chaud et froid » et c’est la plus longue si mes souvenirs sont bons. On y suit la couple Mather dont le mari est une bonne poire : il est capable de donner 500$ à un vieil ami tout en pensant sincèrement qu’il le remboursera. Sa femme, elle, avec un œil extérieur, voit bien que tout le monde va voir son mari car il est un bon samaritain. Avec la naissance proche d’un enfant, il va enfin réaliser tout l’argent perdu et va changer de comportement, au grand bonheur de sa femme. Du fait de sa longueur, c’est la nouvelle la plus détaillée, mais ce qui m’a principalement plu, c’est son réalisme. En effet, ce comportement d’aider son prochain est plutôt commun chez les mortels.
Il se trouve qu'il existe entre hommes des obligations de cet ordre, auxquelles on doit faire face. Il ne s'agit pas simplement de refuser ou non de prêter de l'argent, surtout dans un métier comme le mien où l'on dépend aussi étroitement de la bienveillance du milieu des affaires.

Certaines nouvelles mettent en avant, par exemple, un homme qui possède une chance aux cartes incroyable mais qui est incapable de déclarer son amour à la femme qu’il aime. Dans ce cas-ci, l’auteur donnait trop d’explications et ça a embrouillé toute ma lecture. On rencontre aussi un homme poursuivi par deux autres hommes pour une raison inconnu ou une jeune femme vivant dans la montagne dont la famille est en guerre contre la famille voisine. Je n’ai compris pourquoi ces histoires étaient dans ce recueil, ce qu’elles avaient en commun avec les autres histoires. Je les ai lu plutôt rapidement, sans vraiment m’attacher à elles.

Je n’ai pas vraiment d’avis porté sur les personnages puisque ceux-ci ne sont pas réellement détaillés, on ne sait presque rien sur eux. Le peu des personnages que je me rappelle sont souvent ceux qui m’ont le plus surpris et pas forcément, dans le bon sens. Par exemple, je me souviens de Jemina Tantrum, la seule fille de la montagne. Elle avait un comportement tellement à l’opposé des femmes d’aujourd’hui (du moins, selon les clichés). On a vraiment affaire à la fille de la campagne, qui ne parle pas forcément avec de beaux mots mais qui, je pense, a de quoi nous attendrir.

Le personnage de Jim, dans la première nouvelle, l’homme chanceux aux dés, aurait plus être encore plus intéressant mais l’auteur a décidé de ne pas le faire, ce qui est dommage. On apprend un peu sur son passé, ce qui était plutôt agréable mais c’est très vite limité. Au final, on a l’impression de lire l’histoire d’un parfait inconnu et c’est le cas pour la majorité de ces nouvelles, ce qui est très dommage. Ce recueil de nouvelles a été une déception mais son format a permis une lecture à "petite dose". Seule la troisième nouvelle m'a réellement plu.


11 / 20

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire