dimanche 24 septembre 2017

La conjuration primitive


La conjuration primitive
Edition Albin Michel  •  462 pages  •  2013

Et si le mal pouvait combattre le mal ? Les enquêteurs les surnomment « la Bête » et « le Fantôme »... Si les meurtres qu'ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune - e* - qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ? Mais bientôt, « la Bête » et « le Fantôme » ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d'abord en France, puis à travers l'Europe tout entière. La prédation à l'état brut. Une compétition dans l'horreur... Pour tenter d'enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une bridage pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profileur.

C'est le premier livre de Chattam que je lisais et je n'ai pas été déçue ! Il possède un talent à la fois horrifiant et fascinant pour décrire avec horreur, les différents meurtres. J’ai, de très nombreuses fois, regretter de lire des chapitres juste avant de dormir. Le rythme alterne entre des passages où le suspens et le stress ressenti par le lecteur sont intenses, et de la narration pour en apprendre plus sur les différents personnages du roman, ce qui est également un bon point. 

Je n’arrivais jamais à me convaincre que le chapitre que je lisais serait le dernier, cette lecture était totalement addictive. L’enquête ne se résout pas en quelques pages : on assiste aux différentes réflexions et théories établies par les enquêteurs et c’est très agréable à lire. D’une certaine manière, on peut également, en tant que lecteur, chercher le fin mot de cette histoire sans pour autant être certain que l’on possède la bonne réponse.

Ici, le paysage tout entier rappelait que l'homme ne faisait que passer sur l'écorce de la Terre. Il n'était qu'un parasite vaguement persistant qui, bientôt, ne serait plus identifiable qu'aux fossiles de sa civilisation.

Si je devais faire une seule remarque sur ce roman, ça serait son manque de réalisme. L’enchaînement des crimes était tantôt trop rapide, mettant en place un rythme assez étrange par moment. De plus, certains meurtres ou certaines pistes n’ont pas été développés alors que ça aurait pu être une bonne idée. J’ai ressenti que l’auteur avait voulu coucher sur papier, toutes les idées qui lui étaient passés par la tête, au point d’en faire beaucoup trop ! Malgré tout, la présence de la mort permet de ramener un peu de réalité dans le récit. J’ai aussi eu du mal avec l’utilisation de « marques » pour désigner des objets mais ça, ce n’est qu’un petit détail personnel.

Je n’ai pas vraiment accroché au personnage principal, Alexis. Je ne peux que reconnaître qu’il est un bon policier mais parfois, son comportement était en total contradiction avec l’image qu’il est censé renvoyé. En effet, il était fréquent pour lui, de travailler seul, dans son coin, sans même prévenir ses collègues de travail. Je trouvais qu’à travers ce comportement, il montrait un total manque de respect envers son équipe. A aucun moment, il s’est dit que partager ses informations pouvait peut-être aider à la résolution de l’enquête, carrément aider ses collègues dans leur propre travail !

Malheureusement, il y a une quantité astronomique de personnages, ce qui n’a pas aidé dans la compréhension de l’histoire. Je m’emmêlais très souvent les pinceaux ou je ne me souvenais tout simplement plus de la bonne personne au bon moment. De plus, ces personnages-ci ne sont que très peu développés, ce qui est bien dommage car certains auraient pu être très intéressants. Malgré tout, cette première lecture fût donc une excellente découverte et un très bon thriller : une enquête incroyable, un rythme haletant, des personnages attachants. Que demander de plus ?

17 / 20

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